Les candidats aux postes de représentants européens 

Veuillez cliquer sur le nom du candidat afin de lire sa profession de foi électorale ou faire défiler afin de lire toutes les professions de foi électorales. Afin d’accéder au blog d’un candidat, veuillez cliquer sur le lien à côté de son nom.

Ces professions de foi électorales sont également disponibles en ANGLAIS, ESPAGNOL et ALLEMAND



Marilia Aisenstein           Blog            (Paris Psychoanalytical Society)
Giovanna Ambrosio           Blog           (Italian Psychoanalytical Association)
Nicolas de Coulon             Blog           (Swiss Society of Psychoanalysis)
Shmuel Erlich           Blog           (Israel Psychoanalytic Society)
Anna Nicolò            Blog           (Italian Psychoanalytical Society)
Bent Rosenbaum             Blog           (Danish Psychoanalytical Society) 
Franz Wellendorf           Blog           (German Psychoanalytical Society) 



Les candidats aux postes de représentants européens 





 

Si je suis élue, ce mandat sera le second de ce cycle et le dernier pour moi.

En effet après avoir occupé de nombreuses fonctions au sein de la Société Psychanalytique de Paris et de l'A.P.I, j'ai été élue de 2003  à 2007 comme Représentant Européen au Conseil de l'A.P.I et au Comité Exécutif de l'A.P.I. J’ai ensuite été nommée Chair du International New Groups Committee jusqu’ en aout 2009. En 2011 j’ai à nouveau été élue comme représentant Européen au Conseil.


L’expérience de presque 10 années de travail au sein du Conseil a renforcé ma conviction de l’importance de cette tache. l’API a pour mission essentielle et fondamentale d’être le garant de l’ éthique et de la transmission de la psychanalyse pour ses membres dans le monde entier et pour les Sociétés  dans les trois régions.
La vocation de l' API. me semble être avant tout interrégionale. Je reste convaincue qu’un resserrement administratif sur les régions est un risque et engendrerait à long terme une diminution de nos échanges scientifiques.
Je crois à la richesse engendrée par la confrontation de modèles différents et de cadres théoriques différents, issus de lectures et d'interprétations du même corpus théorique Freudien.
Parvenir à penser et mettre en œuvre cette pluralité sans rien concéder de la rigueur indispensable me semble crucial. 
Cela implique une connaissance des pratiques actuellement en cours autant qu'une réflexion continue sur la formation et la transmission des valeurs de la psychanalyse.
       

l'A.P.I se doit de favoriser les échanges en soutenant la créativité et la recherche qui émanent des sociétés elles-mêmes, dans le respect de leur singularité et de leurs traditions.
A mon sens la mission du Conseil est triple : il est le garant de la transparence démocratique indispensable à notre profession. Il doit transmettre à l’Exécutif la voix des membres et des Sociétés. Il doit informer les membres, à travers leurs Sociétés, de tout projet émanant de l’Exécutif. Il doit enfin encadrer et aider le Président à gérer les affaires dans le strict respect des « rules and bylows » pour l’intérêt des membres et de la défense de notre discipline.

 
Le futur Conseil devra poursuivre la réflexion approfondie déjà entamée sur les attentes des membres et des Sociétés souvent confrontées à la crise économique.
 Il faudra envisager des options possibles, mais différentes quant au devenir de l’ API  :
- la première est ambitieuse et voudrait que l’ API soit un organisme de promotion qui édite, publie, lance des programmes scientifiques, finance de nombreuses et vastes recherches, des comités internationaux qui réglementent. Cette option a son intérêt mais entrainerait un alourdissement des structures administratives qui aura son cout financier.
 - la seconde, qui est la mienne, serait celle d’une API garante de la transmission et de l’éthique de la psychanalyse, mais dont les objectifs se cantonnent à favoriser et soutenir les échanges théoriques et cliniques entre les trois régions,  à promouvoir les groupes en voie de développement et à défendre une psychanalyse rigoureuse.


Postes occupés


Société Psychanalytique de Paris:  Trésorier, secrétaire, président deux mandats, 1991 à1999.  Secrétaire-président Comité Scientifique et Technique 1999 à2003.  Rédacteur et co-fondateur de la Revue Française de Psychosomatique (1990 à 2000).  Rédacteur Revue Française de Psychanalyse (1986 à 1993).  Président du Comité de Gestion du Centre de Consultations et de Traitements de la Société Psychanalytique de Paris depuis 2007.  IPA :  Président pour l’Europe du Comité du Congrès 1995-1997.  Président pour l’Europe du Comité Psychanalyse et Société (1997-2000).  Représentant au Conseil de l’IPA (2003 – 2007).  Président du Comité des Nouveaux Groupes Internationaux 2007-2009.  Président du Comité de Visite au Portugal (2009 - 2010).  Représentant Européen au Conseil et au Comité Exécutif de l’ IPA


 

 

  Giovanna Ambrosio

 

La déclaration de mission de l’API stipule qu’elle existe pour « faire progresser la psychanalyse … garantir la vitalité et le développement de la science psychanalytique ».  À mon grand désarroi, j’ai remarqué ces dernières années une tendance à la confusion et à des généralisations diverses saluées comme des réussites remarquables au nom de la « démocratisation », de l’innovation, de l’adaptation à la crise économique, et d’un renouveau de l’ « ancien ».


La crise et le changement
Mais que peut-on qualifier de nouveau et d’ancien? À quels changements sommes- nous confrontés, nous psychanalystes? Sont-ils intrapsychiques? Ou bien relationnels? Des références simplistes à une communauté psychanalytique rigide, sclérosée à l’intérieur d’une « tour d’ivoire » imprenable sont heureusement aujourd’hui sans fondement. Je crois que les changements actuels, tant sociaux que politiques et économiques ne nous empêchent pas de voir la psychanalyse comme une discipline dans laquelle la théorie, le travail clinique, la technique et l’éthique forment un tout ; les paradigmes fondamentaux ne me semblent non plus avoir été réfutés. Il serait peut-être utile de nous demander ensemble si la psychanalyse ne pourrait pas être elle-même un instrument précieux qui nous aiderait à comprendre et interpréter de telles transformations et/ou difficultés socio-culturelles. 


Psychanalyse et psychothérapie
En ce qui concerne la très ancienne question de la « spécificité » de la psychanalyse, 
je pense qu’il est maintenant stérile de revendiquer « l’or pur de la psychanalyse » contre « le vil plomb de la psychothérapie » (de toute évidence, nous accomplissons tous  de nombreuses interventions différentes dans notre travail clinique quotidien), et que nous devrions plutôt mettre ces différences au clair dans nos esprits et éviter ainsi de devenir des thérapeutes iatrogènes. Réfléchir ensemble sur la spécificité du traitement psychanalytique nous permettra également de redonner une spécificité à la psychothérapie dont on fait de plus en plus une psychanalyse « basse définition ».


Les nouvelles technologies
Bien entendu, le changement n’apporte pas nécessairement une amélioration; il peut renfermer les graines d’un appauvrissement  et d’une absence de sens. Tout au long de l’histoire des idées, nous avons eu pour habitude de penser non pas en termes de changement et de développement, mais en fonction de la qualité et de l’ « utilisation » du développement. Internet est certainement un formidable instrument, de même que la possibilité de se « connecter » ; mais pourquoi l’ « utiliser » au point de défendre l’analyse via skype qui implique un « vidage » conceptuel de notre discipline ?  


 Expansion et qualité psychanalytique 
Je voudrais continuer de réfléchir à l’importance de la qualité psychanalytique au regard du besoin de répandre la psychanalyse dans différents pays (mes dix ans au COWAP m’ont aidée à bien comprendre cela), et du risque de nous intéresser à l’expansion « à l’extérieur » aux dépens de ce qui se produit « à l’intérieur ».  Examinons de plus près les implications d’une adaptation de la durée, de la méthode et du lieu de nos programmes de formation à la distance géographique.  


 La psychanalyse représente pour nous le « bien commun » à préserver et promouvoir et je pense que notre communauté devrait réfléchir sur ce que l’on perd et ce que l’on gagne en avançant vers de nouveaux horizons à conquérir.


Postes occupés
 
IPA :  2001-2005, Co-directrice européenne, Cowap (Comité pour les femmes et la psychanalyse).  2005-2009,  Présidente générale, Cowap.  2009-2011, Consultante, Cowap.  2000-2011, Lectrice occasionnelle pour l’International Journal of Psychoanalysis.  2012 - Membre du comité de rédaction de l’International Journal of Psychoanalysis.
Association Psychanalytique Italienne  (A.I.Psi)  1994-1996, Rédactrice du Bulletin.   Depuis 1996, Rédactrice en chef  de Psicoanalisi (la revue de l’AIPsi).   2003-2007, Secrétaire de l’A.I.Psi.  Depuis 2011, Corédactrice du site web.  Depuis 2011, Directrice de l’Institut de formation de l’A.I.Psi.


 

 

     Nicolas de Coulon

 

 

 

Si je pose ma candidature comme représentant européen au Conseil de l'IPA, c'est pour plusieurs raisons :

 

  1. Tout d'abord, je tiens à soutenir l'effort du nouveau comité qui sera conduit par Stefano Bolognini et Alexandra Billinghurst. J'ai eu l'occasion de les côtoyer au conseil de la FEP durant mes années de présidence de la Société Suisse de Psychanalyse et ainsi apprécier leur style, leur engagement et souhaiter contribuer à développer au niveau international, les idées qu'ils défendent. Dans le même temps, j'ai aussi pu connaître les autres représentants européens et considérer qu'ils formaient une équipe avec laquelle j’aurais envie de travailler.
  2. Venant, comme chacun d'entre nous, d'une société nationale avec ses caractéristiques, je vois la nécessité de renforcer les liens entre les sociétés et l’IPA. Le travail de liaison est capital dans cette optique et les « links » doivent devenir une véritable courroie de transmission entre les sociétés avec leurs besoins, et l’IPA.
  3. Au niveau de l'IPA, la récente crise institutionnelle signale l'impératif de poursuivre le travail de coordination entre différents comités de même que le développement raisonné des groupes de travail comme plate-forme d’échange culturel et scientifique.
  4. Je voudrais aussi soutenir les actions de type « Outreach », rayonnement et dialogue, avec les autres disciplines qui contribuent à ce que la psychanalyse reste « branchée » sur l'évolution de notre monde actuel. Il ne faut pas oublier par exemple que la psychanalyse a fécondé les soins psychiatriques pendant plusieurs décennies et qu'il serait intéressant de renouer avec ce qui a été considéré, un peu vite à mon avis, comme une bataille perdue. En temps qu’ancien responsable d'institution psychiatrique, je peux affirmer que la psychanalyse en psychiatrie a encore de l'avenir, de même que dans le monde de la psychologie. C'est aussi une manière de stimuler la relève. Cette même préoccupation peut aussi concerner le site Internet de l'IPA : comme interface de contacts avec la société civile, il nous représente. Mais il devrait aussi se développer davantage pour permettre un véritable dialogue entre les membres de notre association.
  5. Je considère l’IPA comme un lieu d’échanges qui donne une identité internationale fondatrice à nos sociétés nationales; elle peut en même temps être garante d’un fonctionnement démocratique dans le respect des cultures et des richesses de chaque région. Le temps est donc venu, pour moi, de mettre mon expérience et mes compétences institutionnelles au service de ce grand ensemble qu'est l'IPA, avec la surprise agréable, sans cesse renouvelée, de se retrouver dans une multitude d'endroits, comme en famille !

 

Pour votre information, sachez que je suis marié, père de 3 enfants et de 2 petits-enfants ; j’exerce la psychanalyse en cabinet à Lausanne ; comme analyste formateur, je m’implique dans de nombreuses formations aussi bien internes à ma Société qu’externes (Outreach) ; de langue maternelle française, je parle aussi l’allemand, l’italien et l’anglais ; pour en savoir plus, vous pouvez consulter mon site (www.nicolasdecoulon.ch). 

 

Je compte sur votre soutien pour m'aider à accomplir cette tâche.

 

Postes occupés

 

API: Comité  de nomination des représentants européens 2010-2011;  FEP: Membre du Conseil  de la Fédération Européenne de Psychanalyse 2009-2012;   SSPsa : Président de la Société Suisse de Psychanalyse 2009-2012; Secrétaire (membre du Comité) 2000-2003; Coordinateur du Centre de Psychanalyse de Lausanne 2006-2009; Membre du Comité du Centre de Psychanalyse de Lausanne 2001-2006.

 

 

 

   Shmuel Erlich

 

 

Mes précédents mandats au Conseil de l’API  (2003-2007 et 2011-2012) m’ont permis d’acquérir une compréhension et des connaissances nécessaires pour traiter les problèmes et les dilemmes auxquels l’API est confrontée. La diversité actuelle et croissante des pratiques psychanalytiques,   modèles de formation, milieux culturels et positions théoriques constitue une extraordinaire mosaïque de sagesse et d’expérience, mais elle crée aussi des différences et des clivages potentiels difficiles à combler. Nous avons besoin de courage et de sagesse pour faire face aux polarisations et tensions existantes, mais aussi de trouver comment garantir que la psychanalyse reste unifiée tout en garantissant sa fructueuse complexité. La tâche est d’envergure : elle demande de la sensibilité, des compétences et des capacités de leadership.

Maintenir le niveau élevé de formation que l’API  défend est pour nous une question centrale. Nous avons fait des pas en avant décisifs dans ce domaine ces dernières années. Je suis heureux d’avoir eu le privilège de jouer un rôle important dans le processus de définition et d’approbation des trois modèles de formation qui font maintenant partie du Code de procédure. Ce développement majeur nous a aidés à nous concentrer sur des questions essentielles de formation plutôt que de débattre de fréquences et de nombres. Nous restons toutefois confrontés à une grande variabilité de notre formation et manquons de connaissances sur la question de savoir comment former les meilleurs praticiens de la psychanalyse. En tant qu’ancien Directeur du Comité de l’API pour la formation  et la supervision, j’ai travaillé avec mes collègues à promouvoir la réflexion et le dialogue sur ces questions parmi les directeurs de la formation et les analystes didacticiens, tant en Europe qu’ailleurs. J’espère continuer à œuvrer pour cette cause. C’est un exemple du leadership et des compétences dont nous avons besoin au Conseil.

Mes acquis sur les plans personnel, professionnel et psychanalytique montrent que j’apporte ces qualités au service du Conseil. J’ai une expérience personnelle de  plusieurs continents, langues et pays qui m’a amené à me familiariser avec des cultures et des traditions différentes. Mon expérience professionnelle comprend une pratique privée et des fonctions publiques – celle de psychologue en chef et directeur d’un service pour adolescents dans un hôpital psychiatrique et celle au sein de comités gouvernementaux et parlementaires. En plus de ma longue pratique psychothérapeutique et psychanalytique, je me suis formé  et  j’ai exercé comme consultant en organisation et expert en relations de groupe.  Mon passé universitaire représente 35 ans d’enseignement et de recherche à l’Université hébraïque de Jérusalem, où j’ai été pendant 15 ans Professeur de psychanalyse titulaire de la chaire Sigmund Freud et Directeur du Centre Freud pour les études et la recherche psychanalytiques. Mon parcours psychanalytique inclut une pratique analytique active, une activité d’analyste didacticien et superviseur au sein de ma Société, d’enseignant et superviseur à l’Institut, mais aussi des fonctions de direction au sein de la Société psychanalytique d’Israël, de la FEP et de l’API.

Je pense que mon expérience étaye largement mon désir de me présenter à l’élection au Conseil des représentants. Si je suis élu, je ferai tout mon possible pour favoriser le haut niveau  et la qualité de la formation et de l’enseignement psychanalytiques ainsi que la reconnaissance de la complexité de la psychanalyse d’aujourd’hui.

 

Postes occupés

 

API: Représentant au Conseil (2003-2007, 2011-2012); Directeur, Comité de l’enseignement, et Comité de l’enseignement et de la surveillance (2005-2011) ; Comité sur la Psychanalyse et l’Université, codirecteur européen, membre et consultant (2003-à ce jour) ; Comité des nominations ; Comité de la politique administrative et de l’évaluation ; Comité de la formation intégrée (2011-à ce jour). FEP: Directeur, Groupe de travail sur les questions d’interface (2000-2005). Société psychanalytique d’Israël: Directeur, Comité de la formation (1993-1997); Président (1998-2002). Comités de rédaction: Israel Annals of Psychiatry and Related Disciplines (1975-1978); Freie Assoziation (1998-2002); Organizational and Social Analysis (1999-à ce jour); Psiche, Rivista di Cultura Psicoanalitica (2001-à ce jour). 

 

 

 

   Anna Nicolò

 

 

Je vois l’API comme l’institut de référence pour tout le mouvement psychanalytique. Elle offre à la fois appartenance et partage au sein d’une organisation solide, mais souple. L’API a besoin de continuité, mais aussi de rester capable d’évoluer.

 

Du fait de la crise actuelle de la psychanalyse, les psychanalystes sont moins présents dans le domaine de la formation universitaire. Ils sont  également moins nombreux dans les établissements de santé publics. D’où l’appauvrissement des stimuli en faveur d’un développement qui pourrait venir des analystes à partir d’une comparaison avec des patients différents de ceux qui fréquentent les pratiques privées, mais aussi une stérilisation de la thérapie pratiquée dans les institutions publiques.

 

Ces deux facteurs, entre autres, entraînent une réduction du nombre des demandes de formation et rendent plus difficile à nos candidats de trouver des patients. Il est donc nécessaire d’ouvrir la psychanalyse à des contextes différents, de faire mieux connaître notre façon de travailler.

 

Le travail psychanalytique dans des environnements différents du cadre classique avec les adultes, par exemple avec des enfants, des adolescents et leurs parents, ou dans des contextes institutionnels en plus du travail psychanalytique appliqué, se révèle particulièrement utile à cet égard. Il y a là un défi sur lequel de nombreux collègues se concentrent déjà mais auquel il faut donner une impulsion à la fois précise et équilibrée. 

 

Je suis convaincue qu’il faut continuer de développer les différentes perspectives de recherche qui enrichissent de plus en plus le monde psychanalytique. Un psychanalyste est déjà en lui-même un chercheur, mais nous devons multiplier nos efforts en ce sens.

 

Les sociétés psychanalytiques actuelles diffèrent tant par leurs modèles théoriques-cliniques que par leur composition. Un échange réciproque pourrait apporter un développement considérable.

 

La tâche difficile à laquelle je propose de m’atteler comporte de plus une grande responsabilité. S’engager sur cette voie demande d’être réceptif aux suggestions d’autres collègues et de garder un point de vue ouvert.

 

Je me propose de concentrer mon travail sur au moins trois fronts :

 

1) la crise à laquelle la psychanalyse est confrontée du fait qu’elle disparaît peu à peu des études universitaires en psychologie et en psychiatrie et est absente du système de santé public en tant qu’outil thérapeutique. 

2) le travail psychanalyse dans un cadre avec des enfants et des adolescents, ou dans des contextes institutionnels –par exemple, les structures de santé territoriales – se révèlent très utiles. Ces cadres permettent une large diffusion de la psychanalyse, aussi au niveau social, et répondent parfois à des demandes et besoins spécifiques mais différents de ceux de quelqu’un qui demande une psychanalyse classique.

3) l’échange entre différents modèles théoriques-cliniques et connaissances réciproques visant à consolider des éléments communs et partagés en psychanalyse dans le monde.

 

Au terme de ces deux dernières années au Conseil de l’API, je vois encore mieux combien il est important d’atteindre les objectifs que j’ai définis. Ma motivation n’a cessé de grandir de m’engager dans cette direction et de contribuer à faire de l’API une  référence pour les analystes du monde entier.

 

Postes occupés

 

API : Représentante régionale européenne, Conseil ; consultante italienne auprès du Comité du programme du 44ième Congrès de l’API, 2005 ; FEP : directrice, Forum pour l’adolescence, 2005-2011 ; Comité du Forum pour l’adolescence, depuis 2005 ; SPI : Secrétaire scientifique, Centre romain de psychanalyse (Société italienne de psychanalyse) 2002-2006 ; Comité national pour la psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent, 2001-2002 ; Commission locale de l’Institut de formation (Section un, Rome), 2008-2012 ; responsable, section « Adolescence » du site web de la SPI, depuis 2009.


 


 

  Bent Rosenbaum

 

 

Je suis membre de l’API depuis 1992. Avant cela, j’ai été 9 ans président de l’IPSO danoise, dont deux ans pendant lesquels j’ai été membre du comité exécutif international de l’IPSO.

 

L’engagement envers son propre modèle théorique associé au respect d’orientations différentes constitue, malgré les difficultés que cela comporte, un fondement vital pour tout psychanalyste en charge d’importantes responsabilités nationales ou internationales. C’est une ligne directrice à laquelle je me suis tenu tout au long de ma vie. Pendant les dix ans où j’ai été directeur du Département de psychothérapie de l’Hôpital universitaire psychiatrique d’Aarhus, de 1989 à1999, je me suis forgé la réputation d’ encourager de nombreux échanges psychanalytiques interculturels en invitant des psychanalystes d’orientations théoriques différentes  (freudiens, kleiniens, winnicottiens, lacaniens) à organiser des séminaires théoriques et de supervision, garantissant ainsi que psychothérapeutes et  psychiatres du système national de santé aient une large compréhension du terrain psychanalytique contemporain.

 

En 2003, j’ai été élu à la Présidence de la Société danoise de psychanalyse, devenant ainsi membre du conseil de la FEP. Les 7 années de ma présidence m’ont permis d’acquérir une compréhension approfondie du développement et des contextes des Sociétés et Associations européennes, mais aussi d’établir des relations de travail un bon nombre d’entre elles. En 2010, je suis devenu le directeur européen du Comité des nouveaux groupes internationaux de l’API ; j’ai ainsi développé des liens tant avec de nombreux membres du Comité de parrainage européen qu’avec des collègues des NGI de la NAPSaC et de la FEPAL.

 

La description ci-dessus montre, je l’espère,  que j’ai une grande expérience des organisations à un niveau élevé, tant localement que nationalement  et internationalement. Cette expérience comprend la capacité de gérer et contenir des tensions au sein d’un groupe, bien entendu inévitables, de rester concentré sur la tâche à accomplir de façon à pouvoir prendre  des décisions et les mettre en œuvre. Je m’intéresse beaucoup au fonctionnement du groupe et la dynamique des organisations ; cela a eu une importance considérable à cet égard.

 

Si je suis élu, je travaillerai à promouvoir :

1. des normes élevées en matière d’enseignement et d’éthique dans la formation des psychanalystes ;

2.  le respect des différences culturelles à l’API et la FEP ; ces différences pouvant être une source de force. L’API devrait avoir pour rôle de fournir des cadres en matière d’enseignement, d’organisation et de politique, tandis que la structure et le contenu devraient être du ressort des organes régionaux et sociétés individuelles qui ont une compréhension et une connaissance approfondies des situations locales ;

3. une intégration des différentes théories de base  en tant que fondamentales à la pensée psychanalytique, tout en favorisant le développement de chaque cadre théorique particulier ;

4. Enfin, je travaillerai à promouvoir la psychanalyse en tant que discipline ou domaine théorique, clinique et scientifique respecté. Le travail interdisciplinaire et différents types de recherche sont essentiels pour préserver le respect et la compréhension du statut unique de la psychanalyse.

 

Dans ma façon de travailler, je privilégierai autant que possible la transparence, l’honnêteté, la clarté et la rationalité dans les discussions et la prise de décision.

 

Postes occupés

 

2000-à ce jour : Lecteur pour la Revue Psychanalytique Scandinave et l’International J. Psychoanalysis. 2000-à ce jour : Directeur, Comité de la recherche, Société psychanalytique du Danemark.  2002-2009 : Membre  du Groupe de travail de la FEP sur le « trauma ». 2004-2011:  Président, Société psychanalytique du Danemark. 2009-à ce jour: Directeur du Comité nouveaux groupes de l’API pour l’Europe.  2011-à ce jour:  Directeur du Comité du programme à la Société psychanalytique du Danemark. 

 


 

 

  Franz Wellendorf

1)          Depuis plus de 100 ans, la  psychanalyse est une science et une pratique clinique vivante,  en développement constant. Nous, psychanalystes, avons le souci d’offrir à nos patients un espace de communication  authentique. Il appartient à l’API et à ses membres de promouvoir la psychanalyse, tant ses développements théoriques que la diversité de sa pratique dans un esprit d’ouverture et de vérité. Je voudrais  œuvrer en faveur d’une compréhension plus profonde des éléments fondamentaux de la psychanalyse.

2)          La formation psychanalytique est essentielle pour l’avenir de notre discipline. L’API a fait un pas important avec la reconnaissance des trois modèles de formation.  Il faut continuer de travailler sur ces modèles, examiner les possibilités et limites de chacun en tenant compte des différentes cultures psychanalytiques. En tant que membre du Conseil,  je suis ouvert à l’expérience acquise en matière de formation dans d’autres pays et au développement de méthodes nouvelles et innovantes dans ce domaine.

3)          Je m’intéresse au contexte socio-économique et culturel en pleine mutation dans lequel la psychanalyse est pratiquée aujourd’hui,  mais aussi aux défis théoriques et pratiques qui y sont liés. Le Conseil offre des possibilités particulières d’examiner les conditions transculturelles de la pratique psychanalytique avec des collègues de contextes culturels différents. La diffusion dans des régions nouvelles, comme la Chine, la Corée et l’Afrique du Nord, est une question importante sur laquelle nous devons travailler. C’est à la lumière de ces considérations qu’il nous faut réexaminer la transmission de la psychanalyse en nous appuyant sur ses fondements.

4)           Je voudrais contribuer à stimuler et faciliter une recherche psychanalytique innovante, sans privilégier un domaine spécifique. Il me semble important que le Conseil promeuve une culture de la réflexion et de la collaboration, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. C’est la bonne santé de l’API et de ses sociétés qui est en jeu. Il existe une atmosphère de travail fructueuse au Conseil depuis sa reconstitution à Mexico, en 2011. Notamment, les échanges et la communication entre les trois régions se sont intensifiés. Je voudrais faciliter ce processus en promouvant la communication au sein du Conseil et en contribuant à garantir que le Conseil est compétent et capable de faire son travail efficacement. Il est important pour moi que des idées différentes aient leur place au Conseil et dans ses comités. Pour cela, un débat ouvert, la transparence et une circulation sans entrave de l’information aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur sont nécessaires.

5)           En tant que membre du groupe des Représentants européens, du CAPR et du B&FC, je voudrais poursuivre le travail commencé par ces comités ; le maintien d’un budget équilibré ; le recherche de réponses au défi du vieillissement, la réflexion sur la formation, l’examen du travail des nombreux comités de l’API. J’aspire aussi en particulier à travailler avec mes collègues pour promouvoir la coopération avec la FEP et les Sociétés européennes.

Les objectifs stratégiques adoptés en août 2011 revêtent une importance particulière pour l’ensemble du travail du Conseil et de ses comités. Il est vital que ces objectifs servent de guide dans les nombreuses activités de l’API. La question  ici est celle de la transparence des objectifs, de la structure et du travail de l’API.

 

 

Postes occupés

 

DPG (Société psychanalytique allemande): depuis 1985, Analyste formateur et superviseur ; membre/conférencier à l’Institut  de Hambourg; 1991-1995, Directeur, Groupe de travail de Hambourg ; 1991–2001, membre de la direction ; 1995–2001, Directeur, Comité de la formation; 2001-2011, Président.   FEP: 2001-2011, membre du Conseil ; 2001-2005, membre, Groupe de travail sur l’interface.  API : depuis août 2011, membre du Conseil, directeur des représentants européens, membre du CAPR (Comité de la politique administrative et de la surveillance) ; depuis août 2012, membre du Comité du Budget et des finances.